Far from eyes.
On est d'accord, tu voulais faire un film avec moi. Un vrai film comme au cinéma. Tu m'as dit que tu voulais un film tordu, une histoire touchante, belle. Ca m'a plus comme idée. Mais tu le sais, toutes tes idées me plaisent. Ce film aurait été l'histoire d'un homme et d'une fille qui se seraient rencontrés pendant l'été. Un vrai été, le meilleur qu'elle n'ait jamais vécu. Mais seulement, toute la France les aurait séparés. Et cette fille, il l'aurait fait rêver, jusqu'au prochain été. Il lui aurait promis, promis, promis... Ils se rêveraient, il le jurait. Mais seulement, en plus de la distance, c'était quelques années qui les séparaient. Même si, en apparence les centre d'intérêts étaient les même, ils n'avaient pas la même façon de voir les choses, de voir la vie. Et pas la même manière de traiter les sentiments non plus. Des films, je n'ai besoin de personne pour m'en faire. Une allusion, un sous entendu et je pense que tout se passera comme il faudrait que ça se passe. Mais non. Non, non et non. Toi, peut être que tu joue, tu t'amuse un petit peu. Cet homme et cette fille s'entendaient vraiment bien, mais ils s'entendaient comme un frère et une s½ur. C'est sure, enfin je pense. Il n'y a finalement rien d'ambigüe qui se cache derrière ces mots que tu tapes avec indifférence sur ton clavier. Mais du chemin, ils doivent en parcourir, c'est peut être parce qu'ils se transforment en cours de route que je ne les vois pas comme tu les vois, toi. C'est peut être pour cela qu'ils me touchent beaucoup plus que tu ne pourrais l'imaginer. Mais je dis ça, je n'en sais rien. Je ne suis sure de rien. Je souris, me mors la joue, et lance des regards impatients à un écran d'ordinateur. Au final, tout ce dont rêvait cette fille c'était d'un simple câlin, une longue, très longue étreinte, sentir son c½ur battre contre le sien, ne serait ce que quelque seconde. Le voir, elle voulait simplement le voir, car le plus dur dans cette histoire, est l'absence. L'absence, l'ignorance et peut être bien l'indifférence. Lui, il ne viendrait surement jamais mais il la tenait par la main, avec ses jolies promesses, ses « bonjour », ses « au revoir » et ses « un jour, je viendrai te chercher. ».